Festival de Cannes

 
 
Et maintenant on va où ?, comédie dramatique de Nadine Labaki
 
Mardi 22 Novembre à Trets
Séance à 20h30 : Et maintenant on va où ?
Comédie réalisée par Nadine Labaki avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa et Leyla Fouad.
Durée : 1h50. Film primé au Festival de Cannes 2011.
Tout Public à partir de 10 ans
L’histoire : Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?
 
Avis du Père Brice : 
Malgré l'accablement du deuil, les femmes d'un village au Liban jouent de leurs astuces, de leur bon sens pour déjouer les pièges de la bêtise qui est capable de surgir du coeur des hommes. Ce film est un regard de femme sur l'importance du vivre ensemble. C'est un regard d'humanité qui défait les noeuds des affrontements entre les hommes au profit de la paix. Le religieux est ici montré sous ce bon côté de l'entente et de la complicité à travers le visage d'un prêtre et d'un imam toujours à l'écoute de ces femmes pour préserver la paix et surtout faire découvrir que le religieux ne peut pas être détourné pour justifier l'égo machiste et bête de ceux qui ne "savent même plus où aller". Un film dans lequel l'intelligence et le coeur triomphent pour notre plus grand bonheur. mais rien n'est résolu pour autant : il nous revient de répondre à cette question qui nous est posée aux coeurs des drames humains : et maintenant on va où ?. Mai 2011.
 
 

 


 

Découvrir les avis de différents films sur le site du Jury Oecuménique lors du festival de cannes 2011.

 
Le Havre.  Film finladais en français de Aki Kaurismäki
 
Marcel Marx est cireur de chaussures au havre. La pauvreté de sa vie quotidienne ne lui a pas enlevé le goût de la dignité. Son épouse lui cache une grave maladie afin de ne pas l'accabler. Leur relation est faite de délicatesse, d'amour retenu et d'attachement hors pair. Ils sont comme un rayon de soleil dans ce quartier où tout le monde se connaît et s'entraide avec réalisme. Marcel fait la connaissance d'un jeune garçon Idrissa arrivé clandestinement d'Afrique dans un container du port. La fuite de ce jeune garçon, ce face à face entre ces deux âges et deux monde vont se transformer en belle amitié. L'humour, la beauté des images dans leur simplicité la plus extrême, le mélange des époques, la richesse des dialogues, l'humanité qui transpire vont transformer ce film en fable pour nous aujourd'hui, loin des poncifs auquel ce genre de scénario nous a bien souvent entraîné. pas de leçon de morale ici mais une vie qui vaut la peine d'être prise à bras le corps au delà des frontières qui nous séparent. La délation, le repli sur soi, la peur de l'autre sont battus en brèche par l'intelligence dont les hommes sont capables. Ces images nous offrent un "havre" de paix et d'humanité qui fait du bien. 
P. Brice de Roux